Da'Norris Searcy Womens Jersey PÉTROLE-APRES L’AFFAIRE ALIOU SALL: AGC, un autre scandale qui secoue le Sénégal et la Guinée Bissau – voxsn

PÉTROLE-APRES L’AFFAIRE ALIOU SALL: AGC, un autre scandale qui secoue le Sénégal et la Guinée Bissau

L’Agence de Gestion et de Coopération entre le Sénégal et la Guinée Bissau (AGC) créée le 14 octobre 1993 sous Abdou Diouf, en vue de l’exploitation en commun de la zone maritime située entre les azimuts 268° et 220° tracés à partir du Cap Roxo, zone où se trouve le pétrole Casamançais.

En effet, cette Agence intervient dans le domaine minier et pétrolier ainsi que dans le domaine de la pêche maritime. Dans le domaine pétrolier et minier, elle est chargée d’entreprendre  ou de faire entreprendre toutes études  géologiques, géophysiques, tous travaux de forages, toutes activités en vue de la recherche, de l’exploration et de l’exploitation des ressources minières ou pétrolières de la zone, de promouvoir les activités de recherche, d’exploration, d’exploitation des ressources minières ou pétrolières de la zone.

La structure est ainsi chargée de la gestion du pétrole bruit  de la Casamance qui se situe entre les deux Etats dont l’accord de 1993 donne 85% au Sénégal et 15% à la Guinée Bissau. Nos investigations nous ont révélé que ce pétrole casamançais fait l’objet d’une gestion catastrophique inconnue des Sénégalais par une Agence dirigée par des « retraités ».

UNE GESTION OPAQUE AVEC LES MEMES TÊTES DEPUIS MATHUSELEM

Pendant que les Sénégalais, choqués par le scandale à « 10 milliards de Dollars », exigent toute la lumière  dans cette affaire impliquant le frangin du Président de la République, nos investigations ont permis de découvrir que AGC, créée pour gérer une éventuelle crise entre les deux pays, est depuis plusieurs années, secouée par une série de scandale à milliards de FCFA.

D’après les dispositions de l’article 8 de l’accord du 14 octobre 1993, la durée de l’Agence est de 20 ans renouvelable.  Cependant, depuis sa création elle n’a fait l’objet d’aucun renouvellement. Pire encore, C’est les seules et mêmes personnes qui sont à la tête de  cette structure depuis plus de 25 ans. Il s’agit de Baïdy Diéne qui est le secrétaire général adjoint  qui représente le Sénégal et Mamadou Baldé qui était le secrétaire général de l’Agence et représentant de la Guinée Bissau et qui est récemment remplacé par un autre du nom d’Antonio Dasilva. C’est cette équipe qui gère  l’Agence depuis  25 ans et devrait normalement prendre sa retraite et laisser la place à des jeunes qui ont compétence en la matière. Malheureusement, actuellement, l’AGC est bloquée dans son fonctionnement et les investisseurs risquent  de partir parce qu’ils n’ont plus de garanties juridiques devant leur permettre de pourvoir à des investissements. Si le traité n’est pas renouvelé, ils vont refuser de mettre leur argent parce que rien ne les lie aux deux pays.

AGC APTE A DELIVRER DES LICENCES COMME PETROSEN

Le pétrole brut est évalué à 1 milliard 2 millions le baril. Dans le contrat qui la lie à l’Etat du Sénégal, la société de droit camerounais  Best Petrolium gagne 85% contre 15% pour le Sénégal. Ce que les gens ne savent pas : est-ce que cette agence a aussi la faculté de délivrer des licences comme Petrosen. Les gens sont en train d’accentuer leur communication seulement sur Petrosen alors que cette agence est aussi puissante. C’est elle qui délivre toutes les licences d’exploitation du pétrole Casamançais sur la base des rapports présenté aux différents présidents du Sénégal et de la Guinée Bissau. Elle gère des milliards et peut donner à qui elle veut des licences. C’est dans ce sens d’ailleurs qu’elle a octroyé le permis à une société fantôme de droit camerounais, Best Petrolium. Cette dernière a plein droit de céder à n’importe qui. Donc c’est des milliards qui sont gérés nébuleusement pas l’agence.

LE PETROLE DE LA CASAMANCE GERE PAR UNE SOCIETE FANTOME

Avec les mêmes dirigeants à la tête d’une agence  dont l’accord de 20 ans a expiré que l’autre partie à savoir la Guinée Bissau refuse de renouveler, l’AGC octroie, le 18 avril 2018, un permis d’exploitation du gisement  Dôme Flore Petrolium évalué à plus d’un milliards deux cent mille barils (1. 0200. OOO) à une société Fantôme de droit camerounais qui s’appelle Best Petrolium. Il importe de préciser que contrairement à ce que prétendait Cledor Séne,  l’exploitation du pétrole de la Casamance n’est pas octroyé à ORIX, mais plutôt à Best Petrolium pour trois ans qui se trouve être une société fantôme.

Il se révèle ainsi une très grande mafia au niveau de l’Agence sur la gestion du pétrole de la Casamance. Les structures suivantes ont leur permis dans cette zone: la compagnie Oryx Petrleum pour A.G.C Central, le géant Chinois Cnooc pour l’A.G.C profond, la compagnie américaine Rino, société de droit américain bénéficiaire du Dep 3 et 4 octroyé le 1 juillet 2015.

La plus grande mafia se trouve dans les blocs ultra-profonds octroyés à Olivier Tender qui est actuellement en prison et qui bénéficie d’un permis d’exploitation pour Dep 1 et 2 octroyé le 6 juin 2012. 90% des revenus de ce bloc lui reviennent, seul 10% revient à l’Etat du Sénégal. Compte tenu de son séjour carcéral, ce dernier a demandé à ce que son permis soit suspendu jusqu’à sa libération. Olivier Tender  se trouve également être un parent de Frank Timis, impliqué dans un autre scandale.

VERS UN CONFLIT ENTRE LE SENEGAL ET LA GUINEE BISSAU ?

 Le  protocole qui lie le Sénégal à la Guinée Bissau  à travers l’Agence de gestion et de coopération (AGC) peine à être renouvelé. En effet, la Guinée Bissau refuse son renouvellement tant qu’un comité d’évaluation n’est pas mis en place pour savoir  ce qui se passe. La partie guinéenne se serait inspirée de ce qui s’est passé entre le Sénégal et la Mauritanie à propos de la gestion du gaz pour souhaiter avoir une meilleure part. La réalité est  qu’elle ne veut plus accepter le pourcentage reçu du Sénégal. Conséquence : elle ne veut pas signer le traité, malgré les pressions de Dakar. Cette situation de blocage  est aussi à mettre sur le dos des dirigeants qui seraient à la base d’une gestion jugée « opaque ».

Sadio FATY

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