Da'Norris Searcy Womens Jersey DIALOGUE NATIONAL: Les recommandations de Mame Thierno – voxsn

DIALOGUE NATIONAL: Les recommandations de Mame Thierno

Le leader du mouvement Génération Jef Ak Mame Thierno est formel quant à la décision de briguer la mairie de Grand Dakar. Mame Thierno Ndiaye, puisque c’est de lui qu’il s’agit a accordé un entretien à l’Evidence. Dans ce jeu de questions-réponses, il est largement revenu sur son entrée en politique, la situation de sa commune et sur l’actualité nationale. Entretien.

 Veuillez-vous présenter à nos lecteurs

Mame Thierno Ndiaye, leader du Mouvement Génération Jef Ak Mame Thierno. Je suis né et j’ai grandi à Grand Dakar. J’y ai fait mes études primaires. En 1994, j’ai réussi au concours du Prytanée  militaire de Saint Louis et après le Baccalauréat, je suis revenu à Dakar pour intégrer  la Faculté de Droit de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar où j’ai obtenu mon master 2 en Droit de l’Environnement. Ensuite j’ai fait le master en Communication. C’est par la suite que j’ai été embauché à la Sonatel, au département de la Communication commerciale et Marketing. Finalement j’ai quitté pour  créer ma propre entreprise spécialisée dans les travaux publics pour voler de mes propres ailes.

Concernant ma vie associative, en 2000 mes amis et moi avons créé une association éducative dénommée « Association des Jeunes de Grand Dakar » pour aider nos jeunes frères. Nous organisions des séances de révisions pendant les périodes d’examen et à la fin de l’année nous primions les meilleurs élèves.  En 2004, nous avons créé « le Collectif des Associations de Grand Dakar » composé de plus de 37 associations afin d’œuvrer à l’unisson, main dans la main pour développer notre commune dont j’ai eu le privilège d’être le président. J’étais aussi le président du conseil communal de Grand Dakar en 2006 ainsi que le chargé de la communication du conseil départemental de l’éthique de Dakar au niveau du département. En 2007, nous avons créé le mouvement citoyen  dénommé « Jotna Defar Sa Gokh » de Grand-Dakar. Nous sommes partis aux élections municipales de 2009 où nous avions eu un taux de 12% et 4 conseillers et celles de 2014 où nous avons eu un taux de 7% et un conseiller. Par la suite, nous fait un recul pour tous revoir. Ce n’est qu’en 2017 que nous sommes revenus avec le mouvement « Génération Jef Ak Mame Thierno » pour soutenir la politique du président Macky Sall dont nous commençons à sentir l’impact dans le quartier.

Qu’est-ce qui justifie cet engagement aussi bien social que politique ?

Nous avons fait notre rentrée politique le 15 décembre par une forte mobilisation. Il fut des années, Grand Dakar n’avait pas une bonne image ; la jeunesse était exposée à la délinquance juvénile, au banditisme, la plupart quittait très tôt l’école. Nous nous sommes organisés pour trouver une solution à cette jeunesse laissée en rade. Nous en avons fait un sacerdoce. Voilà la raison de notre engagement politique. Nous voulons être à la fois le porte-parole de nos concitoyens et leur défenseur auprès des autorités habilitées. Cependant nous ne nous limitons pas seulement à cela parce que nous les assistons avec nos propres moyens. Aujourd’hui nous sommes toujours dans cette mouvance et lançons un appel à tous les jeunes de venir adhérer à notre cause.

Pourquoi voulez-vous briguer la mairie de Grand Dakar ?

Comme je l’ai dit, nous avons participé à l’élection municipale de 2009, celle de 2014  et nous allons prendre part aux prochaines joutes électorales. Nous voulons la mairie pour la jeunesse ; la jeunesse à la mairie parce qu’il faut le dire, rien n’a véritablement changé ici.  Le phénomène de banditisme que nous avons combattu pendant des années commence à refaire surface. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Il s’agit d’un don de soi. Nous sommes plus que jamais engagés pour faire bouger les choses, pour faire émerger Grand Dakar, améliorer le cadre de vie des habitants, donner une chance à cette jeunesse désespérée afin qu’elle puisse voir le bout du tunnel. Donc vous comprendrez pourquoi il nous faut la mairie pour pouvoir mettre en œuvre notre ambition.

Avez-vous le soutien des responsables de la commune, en l’occurrence le Ministre Ndéye Saly Dieng, Dr Séne et l’actuel maire Jean Baptiste Diouf ?

Nous sommes dans une grande coalition et nous avons travaillé ensemble lors de la présidentielle parce qu’on est tous conscients que les élections sont gagnées par les grandes coalitions. Mais nous comptons travailler avec tous les responsables de la commune ; qu’ils soient politiques ou pas. Actuellement, tous les mouvements ont adhéré et comptent nous accompagner. En ce qui concerne les acteurs politiques, nous sommes en train de voir avec eux comment nouer des alliances. D’ailleurs, j’ai la ferme conviction qu’aussi bien Mme le ministre Ndéye Saly Dieng, Dr Doudou Séne ainsi que tous les autres, ils  viendront appuyer notre candidature. Concernant l’actuel maire, Jean Baptiste Diouf, nous lui  tendons la main, vu qu’il a fait deux mandats déjà, pour qu’il vienne nous  soutenir.

Lors de la défunte campagne présidentielle, vous étiez sur tous les fronts.  Avez-vous un feed-back du Président depuis sa réélection?

Vous avez raison, nous  avons fait une excellente campagne électorale qui a été d’ailleurs positivement sanctionnée par les populations de Grand Dakar. Pour rappel, aux élections législatives de 2017, ceux qui étaient là n’avaient eu que 5700 voix parce que la jeunesse était très hostile au Président de la République. Un an après, « Génération Jek Ak Mame Thierno »  a rejoint la coalition. Et aux présidentielles, nous avons eu 9 000 voix ; vous voyez la différence. Donc c’est clair que nous avons apporté une plus-value parce que la jeunesse croit en nous. La mobilisation lors de notre rentrée politique est une démonstration de force et une parfaite illustration que les populations nous font confiance. Il en était ainsi lors du passage de la caravane présidentielle pendant la campagne. A l’époque, nous avions comme mission de réélire le Président et nous l’avons fait. Cependant nous n’avons pas encore eu le feed-back depuis la réélection du Président Macky Sall, N’empêche, nous sommes toujours sur le terrain avec nos militants et nous comptons briguer la mairie pour la jeunesse.

Votre avis sur le dialogue national ?

Je pense que cet appel au dialogue démontre encore une fois l’ouverture d’esprit du Président de la République. Gagner avec un taux de 59% et avoir comme première réaction d’appeler au dialogue est une chose à saluer parce qu’il pouvait s’en limiter à l’Hémicycle qui est le cadre de dialogue par excellence. Il a eu aussi la grandeur de céder aux conditions posées par l’opposition ; à savoir une personnalité neutre et l’application immédiate des conclusions. Maintenant il reste à l’opposition de venir répondre tout en apportant des propositions honorables parce que nous sommes tous des Sénégalais et nous aimons tous notre pays. Je pense que ce sera l’opportunité de débattre sur  tous les problèmes politiques  qui peuvent développer le pays, mettre en exergue l’intérêt supérieur de la Nation au détriment des intérêts crypto personnels. Les problèmes de la jeunesse doivent également être largement  débattus pour trouver une solution durable aux difficultés auxquelles les jeunes sont confrontés. C’est un appel solennel que nous lançons au Président de la République, afin qu’il prenne en considération  cela. A notre niveau, nous ferons tout pour lui faire parvenir notre point de vue sur ces préoccupations des jeunes.

Notre pays est très mouvementé ces temps-ci avec des meurtres récurrents. Avez-vous un message particulier à lancer dans ce sens ?

Nous condamnons fermement les meurtres, les viols et autres atrocités qui se passent actuellement dans le pays. C’est une situation nouvelle que nous ne connaissions pas avant. Le Sénégal a toujours été un pays stable, bon à vivre où les citoyens vaquent tranquillement leurs occupations sans être inquiétés. Je pense qu’il faut des sanctions très sévères, il faut qu’on rétablisse la peine de mort parce que c’est trop facile d’ôter la vie des innocents et aller dormir tranquillement dans sa cellule de prison. Je pense aussi que nous devons revoir notre politique pénale parce que l’emprisonnement détruit souvent plus qu’il ne construit. Par exemple ici à Grand Dakar, la plupart de jeunes délinquants deviennent de vrais bandits après avoir fait la prison.  Donc il y a lieu de se demander s’il n’est pas temps de repenser notre politique pénale.

Votre mot de la fin ?

Je remercie toute les populations de Grand Dakar pour l’amour et la confiance qu’elles vouent à ma modeste personne. Elles m’accompagnent dans tout ce que j’entreprends, donc les mots me manquent pour  leur dire combien je suis fier d’être Grand Dakarois.  S’il plait à Dieu, je ne ménagerai aucun pour ne pas les décevoir, de porter très haut le flambeau, d’être leur Baye Fall à jamais. Au président de la République, nous  la jeunesse de Grand Dakar lui disons que nous sommes toujours à l’écoute et nous sommes plus que jamais à sa disposition. Enfin je lance un appel solennel à toute la classe politique de la commune ; à Mme le Ministre Ndéye Saly, Dr Séne pour qu’ils viennent soutenir notre candidature. A l’actuel maire Jean Baptiste, nous lançons également un appel pour qu’il nous vienne en renfort, nous ses neveux, puisqu’il a déjà fait deux mandats à la mairie. Un grand respect aux membres et sympathisants du Mouvement « Génération Jef Ak Mame », qu’Allah le Tout Puissant les comble de sa bénédiction.

Propos recueillis par Sadio FATY

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