Da'Norris Searcy Womens Jersey OUSMANE SY NDIAYE UNACOIS JAPPO « La grande affluence dans les grandes surfaces est due à  l’émergence d’une nouvelle classe sociale qui n’a plus le temps de s’approvisionner comme… » – voxsn

OUSMANE SY NDIAYE UNACOIS JAPPO « La grande affluence dans les grandes surfaces est due à  l’émergence d’une nouvelle classe sociale qui n’a plus le temps de s’approvisionner comme… »

Au Sénégal, les grandes surfaces continuent d’attirer plus en plus de monde surtout en ce mois béni du ramadan. Pour le secrétaire exécutif de l’Unacois Jappo . M. Sy Ndiaye, ce phénomène est dû en quelque sorte  à  l’émergence d’une classe sociale nouvelle qui est une classe intermédiaire faite de cadres et  qui commencent à avoir un pouvoir d’achat assez intéressant. Il s’y ajoute le fait que la jeunesse n’a plus le temps de s’approvisionner comme le faisaient nos parents dans le temps. Ousmane Sy Ndiaye s’exprimait lors d’un entretien accordé à l’Evidence. 

 

 

A quelques jours de la Korité, peut-on s’attendre à une hausse des prix des denrées ?

Je ne pense pas parce que globalement le marché est assez bien ravitaillé en denrées de premières nécessités, de produits alimentaires et de produits non alimentaires. Les produits alimentaires sont les plus demandés pendant le mois de ramadan. Et ces produits existent en quantité suffisant dans le marché. Donc je ne pense pas qu’il ait de risque de hausse des prix ou de la pénurie. Par contre, sur une spéculation, nous avions l’année dernière à la même période  une difficulté liée à la pomme de terre. Il s’avère que le marché des pommes de terre et des produits horticoles est soumis à un mécanisme de régulation qui fait qu’un gel des importations soit observé à chaque fois que  les productions locales sont disponibles en quantité. Et, puisque les importations sont gelées  cela devient la responsabilité des producteurs sénégalais et non celle des commerçants. Maintenant est ce qu’il y a une quantité suffisante en stock dans les entrepôts ? C’est une question qu’il faut aller demander à l’opérateur indien qui y travaille  mais également  aux petits producteurs, tout cela sous la coordination de l’agence de la régulation des marchés. Mais tout ce qui est liée à l’activité d’importation se passe très bien en ce moment.

C’est devenu un phénomène. Les grandes surfaces sont très visitées par les Sénégalais, surtout en ce mois de ramadan. Qu’est ce qui explique cela selon vous ?

D’abord c’est la nouveauté parce que cette génération n’a pas connu les grandes surfaces comme nous l’avions connu quand nous étions plus jeunes.  Il faut savoir que le Sénégal n’a pas connu les grandes surfaces avec Auchan. En réalité depuis les années 70  80, nous avons les SONADIS, SAHM. Donc il y a eu des expériences comme cela. Alors c’est assez nouveau pour cette nouvelle génération d’une part. Et d’autre part c’est certainement plus commode pour les jeunes,  quand on sait que la tranche  la plus importante de la population est constituée des jeunes, tranche dans laquelle il y a des jeunes mariés qui n’ont plus le temps de s’approvisionner comme le faisaient nos parents. A cela s’ajoute l’émergence d’une  nouvelle classe sociale qui est une classe intermédiaire faite de cadres  qui commencent à avoir un pouvoir d’achat assez intéressant.

Qu’en est-il de la loi devant encadrer l’activité de ces grandes surfaces annoncée par le chef de l’Etat?

Le chef de l’Etat a respecté ses engagements. Il avait promis une intervention urgente et conjoncturelle du gouvernement, il l’a fait. C’était lié à la mise en place d’un décret qui organise et encadre l’activité de démarrage des grandes surfaces au Sénégal. Ce décret devrait être accompagné d’un arrêté ministériel du ministre du commerce qui a été pris. Maintenant c’est au niveau de l’application qu’il y a des difficultés. Si l’ouverture d’une grande surface dorénavant est soumise à une autorisation préalable telle qu’il est dicté par le nouveau décret présidentiel en la matière,  il est important que les organes prévus à l’effet de veiller au respect de ces dispositions là et fasse en sorte que les demandes d’autorisation soient respectées.  Le second aspect est lié à la qualité de la gouvernance dans la mise en œuvre de ces décrets. Parce qu’un des organes d’organisation de la mise en œuvre de ce décret est lié au comité régional  présidé par le gouverneur qui doit recevoir les demandes. Mais dans ce comité régional, il faut que l’organisation qui a soulevé la question et qui en a  la légitimité, c’est-à-dire Unacois Jappo soit également présente. On ne peut pas légiférer à son absence.

Et est-ce que Unacois Jappo est convié aux rencontres de ce comité ?

Non. On a jamais été convié, encore moins aucune notification après délibération. Par conséquent nous estimons que c’est une situation d’irrégularité qu’il faut rapidement corriger.

Les grands projets de l’Unacois Jappo ?

Naturellement nous poursuivons la dynamique de modernisation du secteur de la distribution. Le chantier le plus urgent sur lequel Unacois travaille est celui d’aller vers une solution structurelle d’organisation et  de régularisation du marché de la distribution au Sénégal. Comme je l’ai dit tout à l’heure, le chef de l’Etat nous a promis une intervention urgente du gouvernement, chose qu’il a faite par la mise en place du décret portant sur l’autorisation préalable de l’exercice de l’activité de distribution. Mais c’est une solution conjoncturelle. Ce que nous voulons c’est une solution structurelle, durable qui fixe définitivement les règles et contours de l’activité de la distribution au Sénégal de manière à pouvoir permettre aux Sénégalais de se moderniser et de saisir toutes les opportunités d’investissement. Le deuxième aspect qui est lié à cette modernisation c’est l’absolu nécessité de repenser le mobilier de commerce dans notre pays et tout ce qui est infrastructures marchandes. Vous avez vu ces dernières temps les incendies qui ravagent les marchés. On veut réhabiliter tout ce qui peut l’être en partenariat avec les collectivités locales concernées et l’Etat. Nous sommes dans les dispositions et nous en avons les moyens et nous sommes suffisamment engagés pour le faire.  Maintenant le reste se négocie avec les acteurs publics concernés. Nous pensons également qu’il faut poursuivre les efforts que nous avions entrepris dans la dynamique des facilitations nécessaire  du point de vue de l’accès aux financements pour les petites et moyennes entreprises sénégalaises parce que l’accès aux financements des ressources bancaires est très difficile. Aujourd’hui nous sommes dans une dynamique de partenariat avec les banques partenaires de la place qui pourrait nous valoir d’innovation en termes de financement.

Par Sadio FATY

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