Da'Norris Searcy Womens Jersey COMMÉMORATION DU 25E MEANNIVERSAIRE DU GÉNOCIDE AU RWANDAIS : Le sénégalais Amadou Tidiane Fall, Administrateur civil et titulaire d’un DEA en philosophie politique retrace l’horreur, schématise le génocide et analyse les perspectives pour ce pays ravagé par 100 jours de massacre. – voxsn

COMMÉMORATION DU 25E MEANNIVERSAIRE DU GÉNOCIDE AU RWANDAIS : Le sénégalais Amadou Tidiane Fall, Administrateur civil et titulaire d’un DEA en philosophie politique retrace l’horreur, schématise le génocide et analyse les perspectives pour ce pays ravagé par 100 jours de massacre.

Il y a 25 ans (c’était en début d’avril 1994), le Rwanda faisait face à l’horreur, avec un million de ses fils décapités, sauvagement exécutés, atrocement tués. Un pays mis sens dessus-dessous, devant une communauté internationale muette et sans réaction. Avril 2019, les Rwandais dans leur ensemble se rappellent de ce génocide qui sera toujours gravé dans leur mémoire. A Kigali la capitale, et ailleurs, certains ont observé une minute de silence pour la mémoire des centaines de milliers (voir un million) d’hommes, de femmes et d’enfants tués en une centaine de jours en 1994. Au Sénégal, l’ambassadeur Mathias Harebamungu a organisé une cérémonie qui a réuni, outre ses compatriotes, les amis et sympathisants du Rwanda dont Amadou Tidiane Fall, le Dage du Ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, ancien du département de philosophie de l’UCAD et auteur de plusieurs textes de contributions et de recherches sur ce pays jadis déchiqueté par une guerre civile qui avait fini de ravager l’économie avec plus d’un million de ses fils disparus et qui aujourd’hui fait la fierté de l’Afrique.

 

 

Ce sont, certes, des souvenirs qui ne s’effacent jamais. Cela fait un quart de siècle, mais ceux qui ont vécu l’horreur au Rwanda portent encore les cicatrices, au propre comme au figuré, du génocide. Certains rwandais sont toujours obligés d’expliquer à leurs enfants pourquoi ces derniers ne voient pas leurs grands-parents, oncles et tantes. Ils se remémorent encore les horreurs dont ils ont été témoins. La plupart des victimes faisaient partie de ceux catégorisés « Tutsis », tués par des extrémistes catégorisés « Hutus ». Du moins, c’est ce que raconte l’histoire. Et comme il se rend souvent sur les lieux, Amadou Tidiane Fall, outre ses fonctions, est assez outillé pour nous le raconter : « D’abord, il faut regretter que peu de mesures ont été prises à l’échelle internationale pour mettre fin aux massacres. L’ONU et la Belgique avaient des forces au Rwanda. Mais la mission de l’ONU n’avait pas reçu de mandat pour intervenir. Les casques bleus belges se sont retirés des zones des massacres. Le FPR, soutenu au départ par Yoweri MUSEVENI de l’Ouganda, a ensuite gagné du terrain en faisant mouvement vers Kigali. Sentant la défaite, le gouvernement intérimaire, organisateur du génocide a fui vers l’ex Zaïre avec quelques deux millions de civils réfugiés dont les milices Interahamwe, craignant la vengeance », raconte notre philosophe. Selon Amadou Tidiane Fall, « tout est parti le 6 avril 1994, quand l’avion transportant le président Hutu de l’époque, Juvénal Habyarimana, a été abattu. Il revenait de Dar-es-Salaam où s’était tenu le sommet régional sur les crises du Burundi et du Rwanda. Tous ceux qui étaient à bord sont morts, y compris le président du Burundi Cyprien Ntaryamira. Elément déclencheur ! Mais, les choses avaient commencé bien avant cette date, car, on venait de voir le résultat d’une action préméditée, donc, bien la date d’enclenchement du ‘’travail’’, raconte le titulaire d’un DEA de philosophie. Ainsi, d’accusation en contre accusation, les extrémistes hutus accusent le Front patriotique rwandais (FPR), le groupe rebelle tutsi, d’être responsable de la mort du chef de l’État et de ceux qui voyageaient en sa compagnie. Le FPR déclinait ainsi toute responsabilité par rapport à cette affaire. Et pour M. Fall qui a séjourné plusieurs fois au pays de Paul Kagamé, « l’avion a été abattu, non pas par Paul Kagamé comme certains le laissent croire, mais par le camp de ceux qui ont fait le génocide. Les missiles étaient partis du camp militaire des Forces Armées Rwandaises (FAR) de Kanombé. Et l’aéroport de Kigali ainsi que la résidence de Habyarimana se trouvent dans même zone. (j’y suis allé). Mais justement qui y avait accès ? Et dès le 7 avril les massacres ont commencé. Nous voyons bien que c’était planifié par l’aile dure du gouvernement de l’époque et notamment par le colonel Théoneste Bagasora. Ainsi donc ceux qui accusent le FPR d’avoir abattu le Falcon 50 sont, soit manipulés, soit ils ont d’autres interets. C’était alors parti pour 100 jours de génocide que la France pouvait empêcher par rapport à beaucoup de choses. Nous y reviendrons dans les détails dans une prochaine sortie médiatique. Guillaume Ancel, un ancien militaire français qui a participé à l’opération Turquoise au Rwanda l’a confirmé dans ses écrits. Pour rappel, l’avion qui transportait Habyarimana en même temps le président du Burundi, était offert au Rwanda par François Mitterrand. Et le 7 avril, le lendemain de l’assassinat, le conseiller de Mitterrand pour l’Afrique François de Grossouvre s’est suicidé à l’Elysée. ‘’Ces salauds n’ont pas osé faire ça’’, pouvait-on entendre dans les coulisses. Il faut aussi signaler que dès le 07 avril, Madame Agathe Uwilingiyimana, Premier ministre qualifiée de « hutu modéré » fut terriblement assassinée, avec son mari par les génocidaires, après avoir massacré les dix casques bleus belges qui étaient chargés de la protéger : c’étaient, pour eux, l’un des premiers actes de ce dernier génocide du 20 siècle. C’est le Capitaine sénégalais Mbaye Diagne de la MINUAR, dans un acte de courage fortement salué qui a réussi à sauver ses enfants.». Amadou Tidiane Fall de faire ensuite une ébauche de ce qu’est devenu le Rwanda, 25 ans après et de dégager des perspectives heureuses. « Il faut se rendre compte de l’important travail enclenché par le Président Kagamé. Allez au Rwanda pour se rendre compte du travail qu’il est en train d’abattre et dans les prochaines années, les Etats africains pourraient prendre exemple sur ce petit pays de 26338 km2. Nous reviendrons dans les détails sur l’entretien qu’il a bien voulu nous accorder.

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